Mon divorce : comment j’ai rebondi après une double trahison

Mon divorce

Le contexte

Nous sommes au tout début du 21ème siècle, contexte euphorique sur la planète mais pour ma part l’euphorie ne m’envahit pas. Pourtant, je n’oublierais jamais cette année 2000.

J’avais 30 ans, il en avait 32. Mariés depuis 10 ans, nous avions fondé un magnifique petit cocon familial avec nos 2 superbes filles.

Lui issu d’une famille de commerçants « pseudo-bourgeois campagnard », moi enfant adoptée par une famille d’ouvriers, nos éducations opposées n’avaient pas eu raison de cet amour de jeunesse, ni même l’opposition de ses parents à notre relation.

Nous étions commerçants. Depuis 3 ans je travaillais à titre «gracieux» dans l’entreprise de mon mari, et bien entendu je n’avais pas mesuré les conséquences d’un tel statut en cas de divorce, en clair « RIEN ».

Le métier de commerçant nous prenant pas mal de temps, je devais parfois faire garder nos filles, et nous avions la chance d’avoir un couple d’amis très proche, dont leur propre fille étudiante, se rendait disponible dès que nécessaire pour nos enfants. Elle adorait passer du temps avec nos filles et mes filles l’adoraient.

« Une nounou d’enfer » ! Oui, mais au sens propre du terme !!!!

L’heure de vérité

Avril 2000 : mon amie (mère de la nounou d’enfer) m’invite à venir prendre un café en me spécifiant qu’elle souhaitait me parler de quelque chose d’important. De nature curieuse, je trouvais rapidement un créneau pour me rendre chez elle.

Et là, le CHOC ! Elle soupçonnait sa fille d’avoir une relation extra-conjugale avec mon mari.

Bien entendu, je ne voulais pas croire ce qu’elle venait de m’annoncer, et pourtant, je sentais ma poitrine se resserrer sur mon cœur, je sortais de chez elle assommée.

Les images défilaient dans ma tête sur le chemin du retour, le doute s’installait dans mon cerveau! Un cauchemar !

De retour au travail la mine décomposée, mon mari me demanda si quelqu’un était mort !(bientôt toi pensais-je). J’aurais voulu lui poser la question, mais aucun mot ne sortait de ma bouche. Je crois que j’avais peur de la réponse à cet instant.

Je prétextais une grosse fatigue, un virus pendant plusieurs jours, pour ne pas avoir à le confronter.

J’étais dans un déni total, envahie par un sentiment de trahison à la fois en amour et en amitié ! Plus que la colère, je ressentais une douleur violente et mon corps me le faisait bien sentir. Perte de poids radicale, douleurs cérébrales, crises d’angoisse, insomnies, perte d’appétit… ça ne pouvait plus durer, il me fallait réagir !

Je devais voir par moi-même. J’organisais alors un dîner à la maison, de connivence avec mes amis pour que leur fille soit présente. Ce fut l’une des pires soirées de ma vie.

Ce que j’observais discrètement m’anéantissait d’heure en heure. Leurs regards intenses, les frottements sous la table, leurs sourires malicieux… à vomir !

J’ai simulais alors une gastro (la bonne maladie contagieuse) pour qu’ils partent. je sentais que la colère m’envahissait, j’étais sur le point d’exploser mais surtout pas devant mes enfants.

J’étais complètement perdue. Mon mari faisait style de s’inquiéter pour moi. Aucun mot ne sortait de ma bouche. Je crois que si je l’ouvrais, il se prenait tout mon dégoût en pleine face. Je me sentais doublement trahie.

L’affrontement

Après une nuit blanche, je décidais d’affronter la réalité, en me rendant directement chez mes amis pour parler à leur fille (j’avais plutôt envie de la démolir).C’est son père qui m’accueille. Mon visage devait tellement exprimer la colère qu’il me demandait de rester calme. Il n’avait pas fini sa phrase que j’étais déjà à l’étage dans la chambre de sa fille. Je ne contrôlais plus rien. Je l’attrapais par le bras la forçant à descendre l’escalier avec moi, pour la claquer ensuite dans ma voiture.

« Tu as des choses à me dire et je veux qu’on soit seules. »

Ma poitrine se resserrait de plus en plus sur mon cœur, les mains crispées sur le volant, je roulais en direction du terrain de sport. A cette heure ci il serait désert.

Je n’avais qu’une idée en tête, la frapper pour soulager ma colère.

A cet instant elle n’avait pas encore compris que je savais. Elle me demandait sans cesse ce qu’il se passait.

Arrivé au terrain je lui demandais de descendre de la voiture.

« Pourquoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

« Descends et tais-toi » hurlais-je.

Je sentais des sueurs froides dans tout mon corps. L’instant de vérité !

« Maintenant tu vas me dire ce qui se passe avec mon mari ».

Les larmes coulaient sur son visage et comme un soulagement elle m’avoua leur relation.

« On s’aime. Je sais que ce n’est pas bien que je détruis une famille, mais les sentiments ça ne se contrôle pas me dit-elle ».

Je venais d’entendre la dure réalité. Mon corps devenait lourd, plombé par ses mots, je me laissais tomber sur le sol.

La colère qui m’envahissait quelques minutes auparavant venait de s’évanouir, incapable de réagir.

Elle était face à moi, s’excusant à tout bout de champ, et moi je ne sentais que les fourmillements de la crise d’angoisse qui montait.

Il m’ a fallu un peu de temps pour me ressaisir, avant de reprendre ma voiture la laissant plantée au milieu du terrain.

Maintenant mon mari !

Les larmes coulaient sur mon visage sans cesse, mais maintenant il me fallait affronter mon mari.

Je le retrouvais dans notre commerce. M’assurant qu’il n’y avait pas de client je fermais les portes pour ne pas être dérangée. Il remarque très vite mon visage boursouflé par mes larmes et me demanda ce qu’il se passait.

” Pourquoi tu m’as fait ça ?”

” J’ai fait quoi ?” dit-il d’ un air crétin

L’incompréhension sur son visage me révoltait !

Était-il aussi naïf pour ne pas faire le lien directement avec sa tromperie ? Bien sur que NON . Je lui ai alors craché les mots.

« Tu me trompes ! Et en plus avec la fille de nos amis, la nounou de nos enfants ! Une gamine de 19 ans !»

J’avais un tel dégoût en prononçant ces mots que je me suis sentie partir d’étourdissement. Je n’avais jamais imposé une telle souffrance à mon corps.

Je me sentais salie, pleine d’incompréhension.

Et là, STUPEFACTION ! Il nie tout en bloc.

“De quoi ? Mais de quoi tu me parles me dit-il ?” avec un aplomb sans nom.

Je n’aurais jamais imaginé que l’homme que j’aimais, le père de mes enfants puisse un jour me mentir à ce point, jusqu’à jurer sur la tête de ses enfants !

J’étais en train de découvrir la lâcheté de l’homme. Mais jusqu’où était-il capable d’aller dans ses mensonges ?

J’avais beau lui dire qu’elle m’avait tout avoué ½ heure plus tôt, il niait jurant qu’il n’aimait que moi, et que ce n’était qu’une gamine…

Je ne savais plus où j’étais, qui j’étais… mon corps était lourd de douleur, ma tête vide, quant à mon cœur, il réclamait la VERITE.

Seule solution : La confrontation à trois

Je m’isolais prétextant le besoin d’être seule. Malgré ma capacité de réflexion réduite à néant, j’avais une preuve tangible « sa maîtresse ».

Je saisissais mon téléphone et lui demandais alors de nous rejoindre lui expliquant qu’il niait toute relation avec elle. Une confrontation avec sa femme et sa maîtresse, il ne pourrait qu’abdiquer !

Ayant saisi la lâcheté de mon mari, je m’abstenais de le prévenir pour ne pas qu’il fuit.

Il n’a pas fallu plus de 15 min pour que l’on se retrouve tous les 3 face à face.

L’atmosphère était pesante.

Je ne souhaite à personne de vivre ce genre de situation.

Je décidais de rompre le silence qui pesait dans la pièce en m’adressant à mon mari :

« Maintenant qu’elle est en face de toi, tu nies toujours ?

Les yeux rivés au sol comme une grosse M…. il n’avait même pas le courage d’affronter nos regards ! Je commençais à perdre patience. Elle le supplia d’assumer leur relation. Son regard à cet instant,  était vraiment amoureux.

Je ne sais pas laquelle d’entre nous fût la plus choquée, lorsqu’il se leva brutalement de sa chaise, avouant sa relation, et lui demandant de partir.

«  je sais que j’ai fait une erreur, mais je ne quitterai pas ma femme ni mes enfants, je les aime trop, je n’abandonnerai pas ma famille ».

Les promesses qu’il lui avait faites venaient de s’effondrer sous ses yeux. Elle quittait la pièce tout en l’insultant. Il venait de me confirmer son statut d’homme lâche.

Pour ma part, il venait de toucher une corde sensible : la famille, les enfants.

Tout ce que je m’étais promis de protéger, le jour où j’avais choisi de l’épouser.

Il me mettait face à mon passé : l’abandon !

«1970, l’émancipation de la femme atteint son summum. Ma mère qui avait déjà abandonné mon demi-frère 6 ans auparavant, continuait à jouir de cette émancipation et bien d’autres choses encore…Je suis confiée à ma tante et mon oncle dès l’âge de 5 jours. Ce qui devait être du provisoire dura 18 ans. Les hommes défilant dans sa vie au même rythme que ses sorties, il a toujours été difficile d’identifier mon géniteur”.

Forcément avec ce passé, je me sentais envahi par ces sentiments d’abandon et de trahison, m’amenant à me poser tout un tas de questions :

  • Comment on a pu en arriver là ?

  • Était-ce simplement une attirance physique ou y a t-il des sentiments derrière ?

  • Faut-il pardonner ?

  • La rupture est-elle inévitable après une telle trahison ?

  • Ai-je des torts qui ont conduit à cette tromperie ?

  • Comment je vais m’en sortir ?

  • Qu’est-ce que j’allais devenir seule sans statut, sans travail ?

  • Qu’est-ce que j’allais dire à mes enfants ?

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L’image que j’allais être séparé de mes enfants m’apparut en 2 secondes !

Ça ne pouvait plus durer ! Je devais me battre pour sauver mon couple (dérision) !

Je préférais encore rester que revivre au travers de mes enfants mes propres souffrances.

L’idée que mes enfants grandissent séparés de leur père ou leur mère me terrorisait.

Je décidais alors de lui laisser une deuxième chance, convaincue que j’arriverais à lui pardonner. J’étais aussi soulagée de ne pas infliger cette souffrance à mes enfants.

Les semaines qui ont suivi furent torrides ! Comme si nous nous découvrions à nouveau. Il était attentionné, aux petits soins pour sa famille. Cela semblait presque trop beau.

Pour ma part, ce n’était pas l’euphorie, je me posais beaucoup de questions, le doute persistait, j’observais ne sachant pas trop quoi penser. J’avais perdu confiance en lui et en moi.

Bis repetita

Il n’a pas fallu plus de 2 mois pour que l’histoire se répète et me fasse passer dans une colère noire m’anéantissant totalement.

“La nounou d’enfer” avait quitté le domicile de ses parents pour s’installer en centre-ville en coloc avec une amie. J’étais en balade avec mon amie et mes enfants. Ce minable n’avait rien de trouvé de mieux que de se stationner devant l’appartement de sa maîtresse, avec son véhicule marqué au logo de notre entreprise.

Je confiais les enfants à mon amie le temps de les surprendre.

Bref confrontation. Cette fois-ci ma colère s’affirma, il prit ma main en pleine G….. !

2 heures plus tard de retour à la maison nos échanges furent violent en paroles.Tous les mots qu’il me lâchait à cet instant, arrivaient tel un tsunami. Il avait réussi à me faire culpabiliser et me rendre responsable de la situation. Il ne trouva pas mieux que d’ajouter :

« Au travers d’elle, je te retrouve quand tu avais 20 ans » .

Deuxième effet kisscool ! Je venais de prendre 20 ans dans la « gueule » perdant toute confiance en moi !

Démarrait alors la descente aux enfers ! Il fallait absolument que je trouve un toit pour moi et mes filles. Seule issue rapide, retour chez mon père adoptif qui m’accueillit généreusement pendant 3 mois.

Malgré mon état psychologique réduit à néant, il fallait avancer. Vers où, vers quoi je n’en savais absolument rien, surtout après la petite pilule miracle que m’avait prescrit mon médecin, pour soit disant me détendre…Ah c’est certain ça détend ! J’étais tellement détendue que je ne ressentais plus aucunes émotions, ni l’envie de quoique ce soit, plus RIEN ! « un zombi »

J’ai dormi pendant 3 jours laissant mes enfants en roue libre avec leur grand-père.

En me positionnant en victime, en ressassant sans cesse « pourquoi moi » ? Je passais mon temps à me faire des reproches ou à rendre les autres responsables de ma situation. Rien de tout cela ne me permettait d’avancer, ni de me soulager.

J’optais alors pour l’accompagnement psychologique sur les conseils d’une amie. Après une séance intense d’1h15 où je déversais toutes les larmes de mon corps et vidais la boîte de kleenex, je finis par sortir le mot qui semblait bloquer mes émotions : L’ECHEC.

Dépendante affectivement, la solitude me pesait. Il n’y a pas un chemin plus facile qu’un autre pour s’en sortir. Nous réagissons toutes de manières différentes en fonction de qui nous sommes et de notre vécu. Le soutien émotionnel est important durant cette période de deuil, même si nous ne voulons qu’une chose : être seule, persuadée que personne ne peut comprendre notre souffrance.

Je plongeais dans la dépression. Je ne pouvais pas imposer à mes enfants l’image de cette mère paumée, dépressive ! C’était comme si je les ABANDONNAIS ! Ce fût une véritable prise de conscience.

Fin du bal

Il me fallait sauver ma peau et redonner à mes enfants l’image d’une mère joyeuse et dynamique. Je dois dire qu’ils ont été un véritable tremplin pour me reconstruire.

En clair je devais me mettre en action. Je n’étais peut-être pas responsable de ce qui m’arrivait mais j’étais responsable de ce que j’allais en faire. C’était donc bien mes choix et mes décisions qui allaient me faire passer de cet état dépressif à la reconstruction de ma nouvelle vie.

Qu’est-ce qui était le plus important pour moi maintenant ? Moi et mes enfants

J’étais toujours dans la colère mais j’utilisais cette colère pour réagir.

Il fallait absolument que je reprenne confiance en moi pour affronter ma nouvelle vie de mère célibataire sans emploi.

Je commençais par reprendre une activité physique que j’avais délaissée depuis 4 mois. Il me fallait reprendre des forces physiques et mentales. Pour ma part, la course à pied fut la meilleure option. Un anti stress de qualité grâce à l’action des endorphines qui procurent un bien-être général. Me vider la tête après chaque course me permettait d’envisager l’avenir avec plus de sérénité. J’ai repris goût à la nourriture (après l’effort le réconfort). Alors oui, c’était une préparation mentale chaque jour pour me motiver, mais croyez en mon expérience ça vaut le coup ! Petit à petit on reprend le contrôle de son cerveau, nos réflexions deviennent plus claires et nos décisions aussi.

Quand on devient mère, notre centre de gravité n’est plus le même. Notre rôle de mère nous fait souvent oublier la femme qui souffre en nous, pour ne pas déséquilibrer nos enfants. Je n’avais pas envie de les voir souffrir, de moins les voir, mais je n’avais pas le droit non plus de les séparer de leur père. Même si ce moment m’a paru une montagne à gravir, j’ai mis en place avec leur père un système de garde avant même de passer devant le juge.

Question de responsabilité et d’amour ! .

Professionnellement, j’ai choisi de faire un bilan de compétences pour me recentrer sur mes valeurs, mes forces, mes compétences. J’ai eu la chance de rencontrer une personne extraordinaire dans ce cabinet qui m’a accompagnée tout au long de ce parcours, et qui m’a aidé à changer mon rapport à moi-même. Un bon cocktail de pleurs, de rires et pour finir, un ancrage face à une vitrine du centre- ville où l’on pouvait lire en lettre énorme :

« Si vous avez un chagrin d’amour, maquillez-vous, mettez du rouge à lèvres et attaquez, les hommes détestent les pleureuses ».

Coco Chanel

Je me souviens de cet instant où il me faisait lire à voix haute cette phrase en pleine rue, devant des dizaines d’inconnus ! Les gens se retournaient sur moi, parfois le regard ébahi, parfois le sourire aux lèvres et surtout en pensant : elle a pété les plombs celle-là !

Ma vie reprit son cours petit à petit. J’étais de nouveau bien dans mon corps, dans ma tête et mon cœur lui s’alignait tout doucement à mes ressentis. J’ai appris, j’ai essayé des choses qui ont fonctionné d’autres moins, J’ai fait des pieds et des mains pour nous trouver ce petit apt de 50M², j’ai ravalé ma fierté en allant au resto du cœur pour nourrir mes enfants durant quelques semaines, mais j’ai réussi à rebondir.

je suis convaincue aujourd’hui d’une chose. Ne lâchez rien, croyez-en-vous, ayez confiance en votre corps, votre cœur et votre tête quel que soit le temps que ça peut prendre. Ce n’est que la fin d’un chapitre de votre vie et c’est à vous d’écrire le prochain.

Pour ma part le prochain et tout aussi croustillant voir plus…

« Gaie-rire » d’une séparation est possible. Croyez-moi j’ai été assez « conne » pour replonger dans un deuxième divorce que j’ai aussi surmonté (je vous raconterai cette deuxième expérience gratinée dans un prochain article). Il reste encore trop de personnes seules qui souffrent parce qu’elles ont perdu confiance n’ont pas trouvé le soutien qui leur correspond.

C’est pourquoi Béatrice du blog Transition Nomade (dont je vous invite également à lire son article) et moi même, organisons à partir de septembre des ateliers « Gaie-rire » de votre séparation partout en France.

Nous mettons à votre disposition différentes approches pour vous permettre de reprendre les rênes de votre vie et de voguer vers d’autres horizons.

Pour mieux comprendre vos difficultés et répondre au mieux à vos attentes, prenez le temps de répondre à notre sondage.

Merci d’avoir lu cet article. J’ai toujours plaisir à lire vos commentaires alors n’hésitez pas à me laisser quelques mots 🙂

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